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Pourquoi 10 ans ?

Bonjours les amis turfiste et aux autres aussi,

Pourquoi en France limitons nous l'age des trotteurs à 10 ans et depuis quand ?

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Réponses

Créée le 21 octobre 1864, la Société d'Encouragement du Cheval Français (SECF) a pour mission d'oeuvrer au développement des courses au trot en France et à la protection de la race Trotteur français. Bien qu’ayant quarante ans de moins que le Standardbred américain, le Trotteur Français a fait ses preuves sur toutes les pistes du monde. En moins de cinquante ans, le Trotteur Français a prouvé qu’il comptait parmi l’élite mondiale en s’illustrant dans toutes les grandes épreuves qui lui étaient ouvertes.

S’appuyant sur un élevage de qualité et soutenu par une société de courses innovante, le Trot est devenu en quelques décennies la discipline hippique la plus prisée des Français.

En France, le Trotteur Français peut courir de de l'âge de 2 ans à 10 ans. Il se trouve obliger, s'il veut continuer sa carrière, de partir courir à l'étranger. Néanmoins, afin d’aider à la sélection des futurs reproducteurs, le programme classique ne se déroule vraiment que de trois à cinq ans. Il est établi d’une manière rationnelle et absolument identique à l’attelé et au monté. Les épreuves sont richement dotées et préparées par toute une série de courses d’élevage de Groupe I puis de Groupe II également fort bien dotées. Le programme est naturellement interdit aux hongres.

Les principales épreuves sont :

pour les trois ans : Critérium des jeunes et Critérium des 3 ans pour l’attelé ; Prix d’Essai et Prix de Vincennes pour le monté.
pour les quatre ans : Critérium des 4 ans à l’attelé et Prix du Prix du Président de la République au monté.
pour les cinq ans : Critérium des 5 ans à l’attelé et Prix de Normandie au monté.
Il est organisé en France environ 10 500 courses par an sur 234 hippodromes différents, ce qui nécessite une infrastructure et une présence humaine considérable. Les 15 000 trotteurs courant en moyenne sont encadrés par plus de 1 800 entraîneurs, 2 400 drivers, jockeys, lads ou apprentis auxquels il convient d’ajouter 1 000 amateurs.

Depuis cinquante ans, la France est la nation européenne ayant produit le plus de champions. Le Trotteur Français s’est imposé sur toutes les pistes européennes, mais également aux Etats-Unis où il a battu les meilleurs Standardbred sur leur propres pistes, notamment Nevele Pride et Mack Lobell.

Ces champions sont fort nombreux. Double lauréate du Prix d’Amérique et de l’Elitloppet et entraînée par Charley Mills, Gélinotte domina le trot européen durant trois ans. Jamin fut le premier Trotteur Français à aller battre les Américains chez eux. Lui aussi enleva deux Prix d’Amérique. Courant sous les couleurs prestigieuses de Henri Levesque, Roquépine ne s’adjugea pas seulement deux Prix d’Amérique et deux Elitloppet, mais elle battit à deux reprises les meilleurs Standardbred dans l’International Trot aux Etats-Unis. Drivée par Jean-René Gougeon, Une de Mai gagna les plus grandes courses européennes avant d’aller triompher par deux fois dans l’International Trot. Elle y défit notamment le fameux crack américain Nevele Pride.

L'élevage du Trotteur Français

Aujourd’hui, avec près de 11 000 naissances par an, l’élevage du Trotteur Français est le plus important d’Europe. Bien qu’il soit élevé dans toute la France, les grandes zones d’élevage du Trotteur Français restent encore implantées dans l’Ouest du pays (Normandie, Mayenne et Bretagne).

Les éleveurs français ont le choix entre les services d’étalons des haras privés (un peu plus de 500) ou ceux des Haras Nationaux (environ 30). Ces derniers sont répartis sur l’ensemble du territoire. Par leurs achats judicieux, leurs prix de saillie accessibles, ils ont fortement contribués aux développements des petits éleveurs.

L’élevage français est soutenu par 8 000 éleveurs faisant saillir environ 16 000 juments poulinières par an. La grande majorité ne possède qu’une poulinière, une soixantaine d’élevages seulement plus de 15.

Le stud-book du Trotteur Français régit l’élevage. Il se présente comme un véritable livre de sélection avec des règles strictes et non pas comme un simple livre d’enregistrement des équidés.

C’est vers l’âge d’un an ou de dix-huit mois que les éleveurs vendent leurs produits. La plupart le font dans des transactions privées, mais d’autres choisissent les ventes aux enchères publiques. Les éleveurs étrangers de Trotteur Français touchent les mêmes primes que leurs homologues français, lorsqu’un produit de leur élevage se distingue sur les pistes françaises ou dans des courses de Groupe I à travers le monde.

Les ventes aux enchères de yearlings trotteurs sont les plus importantes d’Europe. Elles se déroulent généralement à Vincennes, Deauville, Caen et dans certaines villes de province. Elles se tiennent de la fin juin à début octobre. 1 000 yearlings environ sont ainsi vendus dans une fourchette de prix allant de 1500 à 200 000 euros.

Le Trotteur Français est, après le Standarbred, la race de trotteurs la plus répandue dans le monde. En 2005, son élevage est pratiqué dans huit pays de manière officielle avec une inscription au stud-book du Trotteur Français: France, Belgique, Suisse, Malte, Espagne, Canada (Province du Québec), Pologne, Ukraine.

Le Trotteur Français est une des quatre races de trotteurs existant actuellement dans le monde. Il a été conçu et créé au début du XIXè siècle pour servir de cheval de service aux transports et surtout à l’armée. Génétiquement, il résulte de nombreux croisements effectués tout au long du XIXè siècle. Il existe quatre races de trotteurs dans le monde, qui sont par ordre chronologique : le trotteur Orlov (Russie), le Standardbred (Etats Unis), le Trotteur Français et le Kallblod (Scandinavie).

A partir des années 1830, et à l’instigation d’un officier des Haras Nationaux, Ephrem Houël, les éleveurs normands croisèrent des juments indigènes avec des étalons pur-sang anglais ou arabes. Devant les résultats décevants obtenus, ils importèrent d’Angleterre dans les années 1840-1860 des demi-sang, notamment des Norfolk, une race de trotteurs aujourd’hui disparue. Le cheval ainsi créé fut ensuite croisé avec des Orlov importés de Russie entre 1860 et 1900 et des Standardbred venus des Etats-Unis.

Le Trotteur Français actuel n’a donc vraiment vu le jour qu’au début des années 1900. C’est en 1907 que Louis Cauchois fit paraître le premier tome du stud-book Trotteur Français. Trente ans plus tard, en 1937, ce stud-book devait être fermé. Sur une période très courte, quelques améliorateurs Standardbred purent être utilisés selon des règles très précises émises par les autorités tenancières de ce stud-book.

On privilégia tout d’abord les courses au trot monté ainsi que les longues distances. Ceci fit du Trotteur Français un animal solide. Au sortir de la Première Guerre mondiale, les impératifs militaires et le goût du public ayant changé, le trot attelé devint peu à peu la discipline prédominante et les chevaux gagnè-rent en vélocité (1er Prix d’Amérique en 1920 gagné par Pro Patria).

L’amélioration constante de l’élevage français fit qu’à partir des années 1950, il devint une véritable pépinière de champions (Gélinotte, Jamin, Roquépine, Une de Mai, Bellino II, Idéal du Gazeau, Ourasi, Cocktail Jet, Général du Pommeau, Jag de Bellouet) et le seul à pouvoir rivaliser avec son homologue américain.

Fait exceptionnel, le Trotteur Français est devenu un cheval apte à se mesurer tant sur les 1609m que sur les 4150m (Prix de Paris).

Dans le cadre d’une Europe moderne, qui s’élargit à d’autres nations, le Trotteur Français se doit de devenir le fer de lance du trot européen. La France a donc décidé de favoriser son élevage sur tout le continent. Elle offre à cette occasion aux éleveurs étrangers la possibilité inespérée de participer à une entreprise sportive dont le dynamisme n’est plus à démontrer.

Quel que soit son lieu de naissance, quel que soit son propriétaire, tout Trotteur Français inscrit au stud-book de cette race peut participer aux courses françaises qui sont les plus prestigieuses et les mieux dotées au monde. Son éleveur reçoit des primes à l’occasion de toutes les courses françaises et des courses européennes de Groupe I et II.

Le Trotteur Français ne représente donc pas seulement un avenir hippique et économique pour la France, mais également pour l’Europe toute entière.

Dominique de Bellaigue est le Président du Cheval Français.

Historique

1836 :Création des premières courses officielles au trot en France. C'est à l'initiative d'un officier des Haras Nationaux, Ephrem Houël (1807-1885) et avec l'aide de la Municipalité de Cherbourg que sont organisées les premières courses au trot. Elles se déroulent les 25 et 26 septembre 1836, sur les terrains du Polygone d'Artillerie de la Marine de Cherbourg. La réussite de la réunion conduira des villes comme Caen, Dieppe (1837), Saint-Lô, Angers, Boulogne sur Mer (1838), Langonnet (1839) et bien d'autres à poursuivre l'initiative..

1852 : Plus de 100.000 francs sont offerts sur quarante-cinq hippodromes. Ces prix sont partagés entre trois cents lauréats.

1857 : La Société Générale des Courses de Normandie voit le jour. Son principal objectif est de faire découvrir les courses au trot en dehors du département, notamment à Paris.

1864 : Le 21 octobre est fondée à Caen la Société d'Encouragement pour l'Amélioration du Cheval Français de Demi-Sang. Ancêtre de la Société du Cheval Français, elle sera transférée par la suite à Paris.

1867 : Parution du premier bulletin des courses au trot. Véritable journal officiel du trot, il continue à paraître aujourd'hui régulièrement.

1873 : Premières courses au trot à Paris. N'ayant pas trouvé d'hippodrome à Paris, les organisateurs font courir près de la cascade du bois de Boulogne.

1879 : Inauguration à Vincennes, le 7 septembre, du premier champ de courses réservé aux trotteurs en région parisienne. On y court au trot mais aussi au galop. Il faut attendre 1934 pour que l'hippodrome soit exclusivement consacré aux trotteurs.

1906 : Création du premier meeting d'hiver à Vincennes. Sur l'initiative de Philippe du Rozier et pour augmenter le nombre de réunions au trot, la Société crée un meeting d'hiver. Le nombre de journées de courses à Vincennes ne cesse d'augmenter. De 10 en 1905, les réunions passent à 38 en 1910 et à 68 en 1925.

1920 : Le 1er février se dispute à Vincennes le premier Prix d'Amérique. Cette épreuve de prestige ne réunit que 14 partants, tous français, mais ne tarde pas à devenir la course au trot la plus populaire dans le monde.

1940 : On ne court pratiquement plus au trot en France. Le nombre des chevaux, qui courent dans l'année, tombe à 715 (ils sont 2307 en 1939). Il faut attendre 1947, pour retrouver les chiffres d'avant-guerre et 1977 pour voir ce nombre franchir la barre des 10.000.

1952 : Le 20 juin se dispute la première nocturne réservée à des trotteurs à Vincennes. Dès lors, les trotteurs pouvant courir aussi bien dans la journée que dans la soirée, les courses au trot ne cessent de se développer et atteignent progressivement leur niveau actuel.

L'Élevage du Trotteur

Très bien implanté en Normandie et en Mayenne, l'élevage français compte parmi les meilleurs du monde et bénéficie de l'aide des Haras Nationaux. Répartis sur tout l'ensemble du territoire, ceux-ci mettent à la disposition des éleveurs des étalons, souvent de grande valeur, à des prix très accessibles. Ils œuvrent ainsi au développement et au rayonnement de notre élevage.

Sur 8096 éleveurs enregistrés :

5141 possèdent une poulinière (63,5%)
1509 possèdent deux poulinières (18,6%)
1061 possèdent trois à cinq poulinières (13,1%)
385 possèdent plus de cinq poulinières (4,8%)
La multiplication des centres d'élevage et la popularité toujours croissante du trot en France, due notamment à la réussite de champions nés chez de petits éleveurs, ont provoqué une très forte démographie équine.

Pour remédier à cette courbe inquiétante, des mesures (allocations) ont été prises pour aider au retrait des poulinières les moins performantes. Ceci permettra de limiter la production de trotteurs aux alentours de 10.000 animaux tout en conservant à la France la première place au monde en matière d'élevage de trotteurs.Bonne soirée.

sakkaoui
sakkaoui

sakkaoui

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Equipe

Bonsoir NINO ,
Votre expertise doit vous flatter.
Une réponse succincte suffit puisque l'objet de mes questions et d'apporter des infos simple et rationnelle à l'ensemble de la communauté et ainsi crée le partage..l'échange quoi !
et non l'historique complet que ns pouvons trouver, évidement, sur la toile ou dans notre bibliothèque.

Toutefois merci et bonne continuation ;-)

nizylou ipso
nizylou ipso

nizylou ipso

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C'était la question que je me posais, merci pour la réponse! et moi j'aime bien l'historique, au moins on maitrise le sujet! merci à nino!

La limite d'age de 10 ans semble la plus raisonnable pour les trotteurs.
Il peuvent courir de 2 ans a 10 ans ,cela représente une belle carrière,de nombreux kilomètres en courses et a l'entrainement.
Apres cela la reconversion est bien méritée.

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