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Question en attente de réponse

Le fer à cheval

Bonjour à tous,

 

 

 

Voici un petit sujet ludique, où je vais tenter de synthétiser quelques connaissances à propos du fer à cheval.

 

 

 

Critère important, voir indispensable pour l’élaboration d’un papier, la présence des fers ou non sur un cheval en course est un paramètre à prendre en compte, et plutôt que de longs arguments voici une image des partants sur le grand Prix d’Amérique 2020 illustrant le propos : (à noter que brutellois avait abordé le sujet de manière forte intéressante ici)

 

 

 

Allez, on déferre tout le monde !

 

 

Au fil du temps, les technologies autour de cet accessoire n’ont eu de cesse d’évoluer, au niveau des formes, des rôles à jouer et des matières, en effet, on peut en trouver en acier doux, aluminium, composite, plastique, kevlar caoutchouc, nylon, etc… Comme nous autres, les chevaux ont des défauts d’aplombs, de posture, des pieds en pronation ou supination par exemple image :

 

 

 

 

Le troisième me rappel quelqu’un, mais c’est un animateur sur le forum, je vais rester discret haaaaan

 

 

 

En fonction des besoins, de l’évolution des performances, les fers ont évolué pour offrir toujours plus de résultats, ils s’inscrivent dans la même recherche que les équipementiers sportif (l’exemple le plus sympa à mon sens étant ces combinaisons de nage qui reprenaient les motifs des denticules composant la peau des requins).

 

 

 

Adhérence, terrain lourd ou non, température du sol, composition des pistes, mâchefer, psf : il est également important de comprendre comment va se faire le contact entre le cheval et le sol, là aussi, les fers entreront en ligne compte en fonction de ces critères pour définir la performance que pourra développer un partant. Et oui ! les voitures s’élançant dans des rallys neige et glace ont des pneu fins et cloutés pour éviter le décor

 

 

 

 Denis Leveillard, maréchal-ferrant spécialiste en orthopédie et en pathologie du pied du cheval :

 

« L’évolution est certainement due à une meilleure compréhension des surfaces d’appui du pied du cheval. Nous sommes passés de la tradition à une approche plus scientifique du cheval de sport. Traditionnellement, la maréchalerie était basée sur le cheval de travail qui devait tracter dans des terrains profonds d’où un besoin d’une grosse surface d’appui. Cela impliquait de grands bras de levier (*), obligeant le pied à poser à plat et limitant son enfoncement dans le sol. Ce qui était positif aux allures lentes des travaux agricoles, devient nocif aux allures vives : un pied à plat, en ne suivant pas l’inclinaison du membre, entraîne de grosses contraintes articulaires au niveau des doigts du cheval. Avec le développement du cheval de sport, ferrer est devenu plus pointu car nous cherchons à diminuer ces bras de levier et ce, selon la morphologie du cheval et sa discipline. Il y a aussi eu une grosse évolution au niveau des matériaux qui permet de diminuer le poids des fers. Moins le cheval est chargé, meilleur c’est pour sa santé »

 

 

 

Mbon ok. Alors comment est choisie la ferrure d’un cheval ? L’important est d’observer sa morphologie, le cheval et la discipline qu’il pratique. La race et  l’age peuvent également entrer en ligne de compte.

 

 

 

 « Il est vrai que l’on ferre différemment un poulain pour sa première ferrure qu’un cheval en vitesse de croisière. Un poulain doit rentrer dans ses chaussures. Mais après, cela change peu, sauf si le cheval déclenche des problèmes de pied ou de membre. Il est aussi vrai que l’on ferre différemment un cheval de trait d’un pur sang, mais c’est plus une question de morphologie et d’activité que de race. »

 

 

 

la morphologie doit être étudiée de près le maréchal avant tout ferrage :

 

 « Il existe tout un protocole. Je dois connaître quand même l’âge, l’activité, le caractère, après je regarde l’historique sanitaire, puis bien sûr, je cherche à savoir ce qu’attend de moi le propriétaire et son budget. Puis je regarde le cheval dans sa morphologie, ses faiblesses. Je suis peu de chevaux sans problèmes, on m’appelle pour cela. Avec le vétérinaire, on tente d’établir le diagnostic le plus précis possible. Le cheval est-il bien dans des aplombs qui lui sont propres ou faut-il les modifier ? Chaque pied doit être paré afin que le cheval soit au mieux sur chacun de ses membres. »

 

 

 

Pour aller plus loin:

 

 

 

L’épaisseur des fers ?

 

« Il y a encore quelques années, les fers en acier étaient plus épais, de 10mm. Comme on cherche à diminuer le poids, on met aujourd’hui des fers de 8mm, mais l’inconvénient majeur, c’est qu’ils s’usent plus vite. »

 

 

Le temps que restent les fers sur les chevaux  ?

 

 

« Autant, autrefois un bon maréchal était capable de mettre des fers qui tenaient 4-5 mois, autant aujourd’hui, c’est la sauvegarde du système locomoteur qui est prioritaire et non plus la durée de la ferrure. La pousse de la corne et donc l’allongement du sabot a pour conséquence l’augmentation des bras de levier. Il vaut mieux que ceux-ci soient trop courts que trop longs. Les chevaux de sport sont ferrés toutes les 4 à 6 semaines en fonction de la vitesse de repousse de la corne et de la discipline. »

 

 

 

Combien ça coute ?

 

Avec la démultiplication des fers sur le marché, les prix ont eux aussi suivis le mouvement. Si pour une ferrure classique, il faut compter au minimum 70 euros pour les quatre pieds, on peut vite faire monter la facture lorsque l’on souhaite rajouter des plaques, des résines et autres matériaux dernière génération, ou mettre des fers kinésithérapiques. Dans ces cas, le coût d’une ferrure peut facilement dépasser 200 euros.

 

 

 

 

L’anecdote croustillante :

 

 A l’époque de l’exploitation des mines de charbon, les chevaux étaient ferrés avec des fers en cuivre car ce métal ne provoque pas d’étincelles et… aucun risque de déclencher un coup de grisou.

 

 

Sources : Sports equestres magazine, equipedia.ifce.fr

Jérôme@pmu
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marcou34
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salut
chapeau pour cet expose tres tres interessant bonne journee

sergecamerola
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bonjour et merci

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